Métro parisien: une pollution comparable à celle des tunnels routiers !

27-01-2017 Pas de commentaire

Selon une étude menée par Airparif, l’exposition aux particules fines sur les quais des RER et métros serait très supérieure aux normes habituellement pratiquées en extérieur. Un niveau d’exposition comparable à celui des tunnels routiers. Laisser sa voiture au garage pour prendre le métro ne serait donc pas une solution si saine pour sa santé… Les véhicules personnels sont régulièrement pointés du doigt pour leurs émissions, mais le réseau souterrain rejette aussi un haut niveau de particules fines.

Un taux de particules fines sur les quais plus élevé que le seuil d’alerte pratiqué en extérieur

Airparif a publié le 12 janvier 2017 sur son réseau les résultats alarmants d’une mesure réalisée à la station Saint-Michel-Notre-Dame portant sur la qualité de l’air. Depuis le mois de septembre 2016 et sur une période de 2 ans, Airparif base ses mesures dans 2 gares à la typologie bien différente: Le quai du RER E de Magenta, et celui du RER C de Saint-Michel-Notre-Dame. Une surveillance plus globale est également réalisée dans une vingtaine d’autres gares RER, souterraines comme aériennes. L’association remarque une variation de la qualité de l’air d’une gare à l’autre: en fonction de la fréquentation, de la profondeur, de la ventilation, des fréquences de passage des rames, du matériel roulant mais aussi bien entendu de l’ancienneté de la gare. Sur le plan technique, l’association mesure les composés métalliques et particules émis par l’environnement ferroviaire: les oxydes d’azote, les particules fines (PM 10 et PM 2,5) et le benzène.

Les résultats communiqués par Airparif indiquent que les oxydes d’azote et le benzène sont davantage présents en surface que dans la gare de Saint-Michel-Notre-Dame en elle-même. Cependant, le niveau de particules fines est plutôt inquiétant, en particulier aux heures de pointe: 200 microgrammes par mètre cube d’air en semaine vers 19h et 20h ! C’est sur la base de ces résultats que l’association indique que ces niveaux sont comparables à ceux enregistrés dans des tunnels routiers. En temps normal, des niveaux compris entre 90 et 120 microgrammes sont enregistrés, avec une diminution le week-end.

Un rapport final attendu pour…2018

En dehors du RER, le métro est également concerné par la pollution aux particules fines. À titre d’exemple, en décembre 2008, l’association Airparif avait déjà réalisé un ensemble de mesures à la station Faidherbe en menant une comparaison entre les polluants situés dans la rue, et ceux au niveau des quais. Dans les sous-sols, les particules fines PM10 étaient de l’ordre de 60 microgrammes par mètre cube d’air, là ou en extérieur, ils n’étaient « que » de 25 microgrammes. De manière générale, les études menées révèlent une corrélation entre les niveaux d’empoussièrement et les particules fines produites par la circulation des rames au sein d’un environnement fermé. Dans tous les cas, les résultats des différentes campagnes de mesures seront publiées sur le site internet d’Airparif. Blog en commun relaiera également, comme par le biais de cet article, les mesures qui pourront vous alerter dans le cadre de vos trajets quotidiens. Le rapport final devrait quant à lui être accessible vers la fin de l’année 2018.

Et vous ?

Ces mesures sont-elles de nature à vous faire changer vos habitudes dans le cadre de vos trajets quotidiens ?

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