Aptis: le futur bus électrique en test par la RATP

14-03-2017 2 commentaires

A mi-chemin entre le tramway et le bus, Alstom et NTL ont récemment dévoilé leur dernier bus électrique. Prénommé Aptis, il sera très prochainement testé par la RATP qui espère une mise en service dès 2019. À l’heure actuelle, c’est en Alsace que les 2 entreprises ont inauguré pour une phase de tests ce bus électrique nouvelle génération. Un autre test interviendra en Ile-de-France au cours du 2ème semestre 2017.

Une révolution verte pour vos transports en commun

La compagnie qui collabore avec Alstom pour la construction de ces bus électriques est NTL, une entreprise française spécialisée dans le secteur des tramways. Au premier regard, ces bus électriques ont tout de bus normaux, hormis l’avant et l’arrière qui sont très symétriques. Bien au delà de ces similarités, ces bus révèlent de nombreuses surprises que nous allons détailler…

Dans les détails, ils possèdent 20 m2 de plancher plat, ainsi que 2 ou 3 portes afin de permettre une accessibilité plus grande, notamment aux fauteuils roulants. À l’arrière, originalité, une plateforme dédiée permet aux passagers d’observer la ville sous toutes ses coutures grâce à une verrière. Confort supplémentaire pour les conducteurs et pour les automobilistes: ces bus sont équipés de 4 roues directrices. En d’autres termes, contrairement aux bus actuels, les 4 roues pourront tourner en même temps, permettant aux chauffeurs de bus de faire des manoeuvres plus courtes, de prendre moins de place dans les virages. Sur le plan énergétique, ces nouveaux bus Aptis proposent une recharge par pantographe sous le bus de manière plus classique par l’utilisation d’une prise électrique. Atout indéniable que nous avons relevé: ces bus peuvent être rechargés en cours de service grâce à un système innovant de recharge statique par le sol.

Le directeur général d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, ne manque pas de se targuer des nombreuses solutions offertes par son groupe. En effet, le mastodonte est en mesure de proposer aux municipalités une gamme complète de solutions de transports urbains: métros, tramways et bus.

Mais des freins qui restent nombreux

L’un des principaux freins des bus électriques est bien entendu leur coût d’achat. Afin de limiter ces coûts, Aptis se sert en grande partie des composants déjà utilisés sur les 129 rames de tramways sur pneus actuellement en service. Selon les estimations de NTL et d’Alstom, les coûts d’entretien seront réduits. Ils estiment par ailleurs que sur 20 ans, ce coût sera équivalent à celui d’un bus diesel à l’heure actuelle. L’autre frein qui empêche le développement rapide de cette nouvelle solution, c’est aussi le manque d’infrastructure de recharge. Dans le cas des 2 entreprises évoquées précédemment, la solution trouvée est de miser sur une solution clé en main avec la mise en place d’options de charge, l’installation d’infrastructures adaptées ainsi qu’un système de leasing et des options de garantie.

Sur le plan de la fabrication, les bus Aptis font travailler les usines d’Alstom à Tarbes, Vitrolles ainsi qu’Ornans. Une fois les composants récupérés dans ces usines, l’ensemble est assemblé à Duppigheim. Aptis sera dans tous les cas très prochainement testé par le STIF (Syndicat des Transports en Ile-de-France), ainsi que par la RATP. D’autres villes telles que Strasbourg ont d’ailleurs fait part de leur vif intérêt pour cette solution proposée.

2 pensées sur “Aptis: le futur bus électrique en test par la RATP”

  1. Avec son essieu arrière orientable, le bus Aptis quittant son arrêt risque de balayer le quai et de bousculer les voyageurs qui ne l’auraient pas dégagé assez rapidement.
    Pour sa part, le trolleybus articulé offre une plus grande capacité et donne toute satisfaction, comme par exemple à Lyon et dans de nombreuses villes suisses.

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