Contrôles et fouilles renforcées dans les transports parisiens

18-04-2017 3 commentaires

Face à l’attentat survenu dans le métro de Saint Petersbourg lundi dernier faisant 14 morts et 49 blessés, Matthias Fekl (ministre de l’Intérieur) et le préfet de police de Paris, Michel Cadot, renforcent depuis quelques semaines la sécurité dans les transports en commun à Paris et en Île-de-France (RER et métros). Dans le cadre de l’état d’urgence et par mesure de précaution, les patrouilles ont été intensifiées et plusieurs arrêtés « autorisant les officiers de police judiciaire à procéder à des contrôles d’identité, à l’inspection visuelle et à la fouille des bagages ainsi qu’à la visite des véhicules dans les transports en commun » ont été signés.

Que cela signifie-t-il exactement ?

Quel que soit le comportement de l’individu , des contrôles peuvent intervenir dans les transports en commun parisiens, et notamment de manière accrue dans le métro et le RER. Contrôle d’identité, fouille de bagages, palpations au corps… la police a désormais le droit de fouiller sans motif les effets personnels de tous les voyageurs sur les lignes, stations, gares, voies ferrées, arrêts et couloirs des transports en commun de Paris. La loi de Roux-Savary de Mars 2016 autorise déjà les agents de police judiciaire et les agents de sécurité ferroviaire à procéder à des contrôles d’identité, des fouilles des bagages et des palpations au corps dans les transports en commun ainsi que sur la voie publique. Mais, l’inspection des affaires personnelles (sacs, bagages, poches de vêtements) et les fouilles au corps n’étaient possibles que si l’individu contrôlé était consentant à cet acte et uniquement dans les cas suivants : celui du flagrant délit, d’enquête préliminaire ou d’une commission rogatoire. Par exemple, si agents de sécurité constatent une fraude dans le cadre d’un contrôle d’identité, ces derniers sont habilités à retenir les individus jusqu’à l’arrivée de la police. Signés et reconductibles au jour le jour, ces arrêtés suppriment donc tous ces impératifs et permettent ainsi d’accroître la sécurité dans les transports parisiens.

Liberté vs Sécurité, quel équilibre ?

En principe les contrôles ne durent que quelques secondes et se font juste avant l’accès aux quais. Selon la RATP, il est “très rare” que les voyageurs s’opposent à ces contrôles. Cependant, ils agacent tout de même certains passagers. “En ce moment, avec tout ce qui se passe, c’est normal. Mais tous les jours, à force, c’est relou (sic)”, témoigne un jeune homme (source: francetvinfo.fr).

Et vous ?


Que pensez-vous de cette mesure de sécurité ?

3 réflexions sur « Contrôles et fouilles renforcées dans les transports parisiens »

  1. hier vers 16h15 j’ai voulu descendre dans la station Gare St Lazare par l’entrée à côté du terminus des bus 21. Les deux composteurs étaient en panne :impossible d’introduire mon ticket dans l’appareil. Un autre passager a vu que les portillons avaient été mis en accès libre et nous sommes donc passés sans valider nos tickets. Ne voulant pas être en faute je me suis adresser à un homme portant un brassard orange RATP et lui ai demandé comment valider mon billet. Il m’a dit de m’adresse aux contrôleurs qui étaient en bas de l’escalier à l’entrée de la ligne 14. Effectivement je les ai vus du haut de l’escalier : ils étaient en grand nombre. Je me suis adressé à une contrôleuse en lui expliquant donc que les composteurs étaient en panne et que je voulais qu’elle valide mon billet sur les conseils de son collègue. Elle m’a pris mon billet l’a passé dans sa machine, m’a dit “il n’est pas validé, je vous verbalise” !!! Je lui ai ré-expliqué que les deux composteurs de l’entrée que j’avais utilisée étaient en panne et que je venais la voir pour qu’elle me dise comment me mettre en règle. Elle n’a rien voulu savoir et a dressé un procès verbal. Je lui ai demandé de bien vouloir remonter se faire confirmer ma bonne foi par la personne qui m’avait dit de descendre m’adresser aux contrôleurs, elle m’a répondu que ce n’était pas son travail… Elle m’a dit de téléphoner au 3424 pour expliquer ma situation et que je n’aurai rien à payer. J’étais tellement choquée par cette manière de “m’aider” que je ne me suis aperçue qu’une fois le ticket de procès-verbal en main qu’en fait elle avait indiqué “refus de signer” alors qu’elle ne m’a pas demandé de le faire. Et que j’avais 85 € à régler !!! Je suis encore scandalisée par l’attitude de ce groupe de contrôleurs car j’aurais fort bien pu passer sans rien demander.

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