Depuis le 1er octobre, des milliers de Français nés en 1964 ont pu quitter la vie active plus tôt que prévu. En cause : la suspension de la réforme des retraites de 2023, inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et entrée en vigueur le 1er septembre. Elle redonne, pour cinq générations, quelques mois d’avance sur l’âge de départ.
Qui est concerné par cette suspension ?
La mesure cible les générations nées entre 1964 et 1968. Pour les personnes nées en 1964, l’âge légal de départ redescend à 62 ans et 9 mois, au lieu de 63 ans prévus par la réforme de 2023. Comme cette classe d’âge atteint ce seuil en septembre, les premiers départs effectifs ont pu avoir lieu dès le 1er octobre. Les générations suivantes, jusqu’à 1968, verront leur propre âge légal reculer moins vite que prévu, trimestre par trimestre.
Cette suspension s’inscrit dans un contexte où l’emploi des seniors et le calendrier des prestations sociales restent des sujets sensibles pour les finances publiques comme pour les ménages.
64 000 départs anticipés attendus en 2026
Selon les chiffres communiqués par la direction de l’Assurance retraite, environ 64 000 personnes pourront partir plus tôt que prévu sur l’ensemble de l’année 2026 grâce à cette suspension. Parmi elles, 10 000 à 15 000 dossiers relèvent du dispositif « carrière longue », qui permet déjà un départ avant l’âge légal pour les assurés ayant commencé à travailler très jeunes.
Pour la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), ce afflux représente un défi organisationnel important : les équipes anticipent un pic d’environ 64 000 dossiers supplémentaires sur un seul trimestre, soit une hausse d’activité de près de 40 % par rapport à un trimestre ordinaire. Un article récent sur le sujet rappelait d’ailleurs que le dossier du cumul emploi-retraite évolue lui aussi en parallèle, avec des règles distinctes à partir de 2027.
Une mesure temporaire, pas un retour en arrière complet
Il ne s’agit pas d’une abrogation de la réforme de 2023, mais d’une suspension ciblée sur cinq générations, décidée dans un contexte politique particulier. Les règles d’âge légal et de durée de cotisation recommenceront ensuite à progresser selon le calendrier initial pour les générations suivantes. Les assurés concernés doivent donc vérifier leur situation individuelle auprès de l’Assurance retraite avant toute décision, notamment s’ils envisagent de continuer une activité professionnelle en parallèle de leur pension.
Pour les finances sociales, cette suspension a aussi un coût, qui s’ajoute aux débats budgétaires en cours sur la revalorisation des pensions et sur la contribution demandée aux retraités dans le budget 2027.
- Génération 1964 : âge légal ramené à 62 ans et 9 mois, départs possibles dès octobre 2026.
- Jusqu’à 64 000 départs anticipés attendus sur l’année, dont 10 000 à 15 000 en carrière longue.
- Hausse d’activité de près de 40 % pour la Cnav sur le trimestre concerné.
- Mesure limitée aux générations 1964-1968, sans remise en cause du calendrier pour les suivantes.
Questions fréquentes
Qui peut profiter de la suspension de la réforme des retraites ?
Les assurés nés entre 1964 et 1968 sont concernés. Pour la génération 1964, l’âge légal de départ redescend à 62 ans et 9 mois, ce qui a permis les premiers départs anticipés dès le 1er octobre 2026.
Faut-il faire une démarche particulière pour partir plus tôt ?
Oui : chaque assuré doit vérifier sa situation personnelle (trimestres cotisés, carrière longue éventuelle) auprès de l’Assurance retraite, qui recalcule l’âge légal applicable selon l’année de naissance.
Cette suspension change-t-elle les règles pour les générations plus jeunes ?
Non, seules les générations 1964 à 1968 sont concernées par cette suspension temporaire. Le calendrier de la réforme de 2023 reprendra son cours pour les générations suivantes.
Sources
Senioractu.com ·
ToutSurMesFinances.com ·
Observatoire des fragilités
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
