Le calendrier administratif français réserve rarement une rafale de changements aussi dense qu’en ce début septembre. Retraite, assurance chômage, arrêts de travail, facturation des entreprises et aides à la rénovation énergétique évoluent presque simultanément. Tour d’horizon des mesures qui entrent en vigueur et de ce qu’elles changent concrètement pour les ménages et les professionnels.
Retraite : une pause qui profite à plusieurs générations
La mesure la plus commentée concerne la suspension temporaire de la réforme des retraites de 2023. Le relèvement de l’âge légal de départ et l’allongement de la durée d’assurance sont mis en pause jusqu’au 31 décembre 2027. Concrètement, les assurés nés entre 1964 et 1968 pourront partir un peu plus tôt que ce que prévoyait le calendrier initial. Autre nouveauté : jusqu’à deux trimestres liés aux enfants pourront désormais être comptabilisés dans la durée réputée cotisée pour l’accès au dispositif de retraite anticipée pour carrière longue (RACL). Ce dossier des pensions reste un sujet mouvant, comme le montre déjà le débat sur l’indexation future des pensions sur l’inflation.
Chômage : une indemnisation resserrée après rupture conventionnelle
Autre changement de taille, côté assurance chômage : la durée maximale d’indemnisation pour les salariés quittant leur poste dans le cadre d’une rupture conventionnelle diminue. Elle passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans. Pour les salariés plus âgés, la baisse est également sensible : 20,5 mois contre 22,5 à 27 mois selon les tranches d’âge auparavant. Une évolution qui s’inscrit dans un contexte déjà tendu, alors que le marché de l'emploi peine à absorber les candidats malgré des postes qui restent vacants dans certains secteurs.
Arrêts de travail : un plafond inédit pour la première prescription
- Un médecin ne pourra plus prescrire, en première intention, un arrêt de travail supérieur à 31 jours.
- Objectif affiché : limiter les arrêts de longue durée décidés sans réévaluation médicale intermédiaire.
- Les renouvellements restent possibles, sous conditions, au-delà de ce premier plafond.
Entreprises : le grand saut vers la facture électronique
Le 1er septembre marque aussi une étape clé de la réforme de la facturation électronique. Toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent désormais être capables de recevoir des factures dématérialisées. L’obligation d’émission, elle, s’applique dans un premier temps aux grandes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire ; les PME et micro-entreprises auront jusqu’au 1er septembre 2027 pour basculer à leur tour. Un chantier de fond qui touche autant la trésorerie que l’organisation comptable au quotidien, dans un contexte budgétaire déjà scruté de près par les ménages, entre l’évolution du prélèvement à la source et les autres postes de dépenses de rentrée.
Environnement et logement : PFAS et fin programmée du gaz pour MaPrimeRénov’
Le principe pollueur-payeur s’applique désormais aux rejets de PFAS, ces polluants dits « éternels » : une redevance de 100 euros par cent grammes est instaurée pour les rejets jugés significatifs. Côté logement, MaPrimeRénov’ se durcit pour les propriétaires de maisons individuelles : l’aide à la rénovation globale est désormais conditionnée à l’abandon définitif d’un système de chauffage au gaz. Une mesure qui s’ajoute à la longue liste des arbitrages financiers de rentrée, alors que de nombreux foyers ajustent déjà leur budget pour absorber la facture de la rentrée scolaire.
Ce qu’il faut retenir
- Retraite : pause de la réforme 2023 jusqu’à fin 2027, effet pour les générations 1964-1968.
- Chômage : indemnisation après rupture conventionnelle réduite à 15 mois (moins de 55 ans).
- Arrêt de travail : plafond de 31 jours pour une première prescription.
- Entreprises : réception de factures électroniques obligatoire pour toutes, émission progressive selon la taille.
- Environnement : redevance PFAS et fin du gaz pour MaPrimeRénov’ rénovation globale.
Pour suivre ces dossiers au fil de l’eau, la rubrique Argent et la rubrique Emploi/Retraite du site recensent régulièrement les évolutions qui touchent directement le portefeuille des ménages, tandis que la rubrique Services détaille les démarches administratives à connaître.
Questions fréquentes
La suspension de la réforme des retraites est-elle définitive ?
Non, il s’agit d’une pause temporaire courant jusqu’au 31 décembre 2027. Le relèvement de l’âge légal et l’allongement de la durée de cotisation reprendront ensuite, sauf nouvelle décision.
Qui est concerné par la baisse de l’indemnisation chômage ?
La réduction de 18 à 15 mois vise en priorité les salariés de moins de 55 ans ayant quitté leur emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle. Les salariés de 55 ans et plus voient aussi leur durée d’indemnisation diminuer, dans une moindre proportion.
Toutes les entreprises doivent-elles émettre des factures électroniques dès septembre ?
Non. L’obligation de réception s’applique à toutes les entreprises dès le 1er septembre 2026, mais l’obligation d’émission ne concerne pour l’instant que les grandes entreprises et les ETI. Les PME et micro-entreprises basculeront un an plus tard.
Sources
- Service-public.fr — Ce qui change au 1er septembre 2026
- Urssaf.fr — Facturation électronique obligatoire au 1er septembre 2026
- MoneyVox — Facturation électronique : ce qui change vraiment
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
