Le gouvernement vient de faire marche arrière sur l’une des mesures les plus contestées de son projet de budget de la Sécurité sociale. Les franchises médicales, ce reste à charge prélevé sur chaque boîte de médicaments ou acte paramédical, ne verront finalement pas leur plafond annuel doubler comme annoncé fin juillet. Une décision qui change la donne pour des millions de patients, notamment ceux atteints de maladies chroniques.
Ce qui avait été annoncé fin juillet
Le projet initial prévoyait de faire passer, à partir d’octobre, le plafond annuel des franchises médicales de 50 à 100 euros, et celui des participations forfaitaires (sur les consultations et actes médicaux) également de 50 à 100 euros. Au total, un assuré aurait pu supporter jusqu’à 200 euros de reste à charge par an, contre 100 euros aujourd’hui. Le montant unitaire, lui, restait inchangé : 1 euro par boîte de médicament ou par acte paramédical.
- Franchise médicale : plafond annuel actuel de 50 €, doublement à 100 € envisagé
- Participation forfaitaire : même mécanique, plafond de 50 € à 100 €
- Reste à charge total possible : de 100 € à 200 € par an et par assuré
- Entrée en vigueur prévue : octobre 2026
Pourquoi le gouvernement recule
Face à la contestation, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé que l’exécutif renonçait à ce doublement brutal. Selon elle, la mesure « n’a pas été comprise » et pouvait « apparaître comme brutale ». Les associations de patients étaient montées au créneau : leur principale fédération avait dénoncé une décision risquant de culpabiliser les personnes les plus vulnérables et celles cumulant plusieurs pathologies, donc plusieurs traitements et donc plusieurs franchises.
Le gouvernement dit désormais travailler à une réforme plus progressive, fondée sur l’indexation des plafonds à l’inflation cumulée depuis 2005. Concrètement, plutôt qu’un plafond porté d’un coup à 200 euros, le nouveau montant se rapprocherait de 140 euros de reste à charge annuel total.
Ce que cela change concrètement pour votre budget
Pour un patient traité au long cours, en soins de santé réguliers, la différence entre un plafond à 200 euros et un plafond à 140 euros représente plusieurs dizaines d’euros économisés chaque année. La mesure reste toutefois une hausse par rapport à la situation actuelle : le plafond ne restera pas à 50 euros. Elle s’inscrit dans un ensemble de mesures d’économies destinées à réduire le déficit de l’Assurance maladie, avec un objectif annoncé d’environ 500 millions d’euros d’économies dès 2026, puis autour de 740 millions d’euros par an en rythme de croisière.
Pour les ménages qui suivent déjà de près leurs dépenses, notamment côté argent et consommation, ce dossier illustre une tendance de fond : la participation des patients aux dépenses de santé augmente, tout en restant encadrée par un plafond annuel. Vérifier sa complémentaire santé et l’étendue de sa prise en charge du reste à charge reste le meilleur réflexe avant l’entrée en vigueur du nouveau barème.
Questions fréquentes
Le montant de 1 euro par boîte de médicament va-t-il augmenter ?
Non, la réforme ne touche pas au montant unitaire des franchises médicales ni des participations forfaitaires. Seul le plafond annuel cumulé est concerné.
Quand le nouveau plafond doit-il entrer en vigueur ?
Le calendrier annoncé reste octobre 2026, mais le montant exact du nouveau plafond doit encore être confirmé par décret, autour de 140 euros selon les annonces gouvernementales.
Qui est le plus concerné par cette hausse du plafond ?
Les patients suivant des traitements chroniques ou cumulant plusieurs actes paramédicaux dans l’année sont les plus exposés, car ce sont eux qui atteignent le plus souvent le plafond annuel.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
