Depuis la rentrée, les lycéens ne peuvent plus utiliser leur téléphone portable ni aucun autre objet connecté pendant le temps scolaire. Cette extension de l’interdiction, déjà en vigueur au collège, découle de la loi n°2026-813 du 24 août 2026 « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux ». Voici ce que la mesure change concrètement, pour les élèves comme pour leurs parents.
Une interdiction élargie à toute la scolarité
Jusqu’ici, seuls les collèges appliquaient une interdiction stricte du téléphone portable durant les cours et les récréations. Le texte du 24 août 2026 étend cette règle aux lycées, généraux, technologiques comme professionnels. Elle vise l’usage du téléphone, mais aussi celui de tout autre objet connecté (montre, tablette, écouteurs sans fil) susceptible de se substituer au smartphone. Les élèves peuvent toujours apporter leur appareil dans l’établissement : ce qui change, c’est l’interdiction de l’utiliser pendant le temps scolaire, y compris lors d’activités organisées en dehors des murs du lycée, comme les sorties pédagogiques.
Ce que prévoit concrètement le règlement intérieur
Chaque établissement conserve une marge de manœuvre sur les modalités pratiques. Certains lycées mettent en place des pochettes ou casiers de rangement remis en début de journée et restitués à la sortie, d’autres se contentent d’imposer un téléphone éteint et rangé dans le sac. Le calendrier des changements de rentrée pour les familles françaises intègre désormais cette obligation aux côtés des autres mesures entrées en vigueur au 1er septembre.
- Usage interdit pendant les cours, les intercours et les activités hors établissement encadrées par le lycée
- Objets connectés concernés au-delà du seul smartphone
- Sanctions disciplinaires laissées à l’appréciation de chaque établissement en cas de non-respect
- Dispositif de rangement (pochette, casier) à la discrétion du règlement intérieur local
Un volet d’une loi plus large sur les mineurs et les réseaux sociaux
Cette interdiction n’est qu’une des dispositions de la loi du 24 août 2026. Le texte visait initialement à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de quinze ans, mais cette disposition phare a été censurée par le Conseil constitutionnel le 14 août 2026. L’interdiction du téléphone au lycée, elle, n’a pas été retoquée et s’applique donc pleinement depuis la rentrée. Le sujet s’inscrit dans un climat plus large de vigilance autour des usages numériques des plus jeunes, qui touche aussi la protection contre les arnaques en ligne visant les familles à la rentrée.
Pourquoi cette mesure fait consensus
Contrairement à d’autres volets de la loi, l’interdiction du portable au lycée n’a pas suscité de contentieux devant le Conseil constitutionnel. Elle s’appuie sur un constat partagé par les équipes pédagogiques : la présence des écrans pendant les cours nuit à la concentration et alimente les tensions entre élèves (partage de contenus, captations d’images). Elle complète d’autres mesures administratives de la rentrée, comme celles autour de la carte Vitale des mineurs, qui traduisent une attention renforcée portée aux plus jeunes dans plusieurs démarches du quotidien.
Questions fréquentes
Les élèves peuvent-ils encore apporter leur téléphone au lycée ?
Oui, l’appareil peut être apporté dans l’établissement, mais son utilisation est interdite pendant le temps scolaire, y compris lors des sorties organisées par le lycée.
La règle s’applique-t-elle aussi aux montres connectées ?
Oui, la loi vise le téléphone portable mais aussi tout autre objet connecté susceptible de le remplacer, comme une montre ou des écouteurs sans fil.
Un lycée peut-il sanctionner un élève qui ne respecte pas la règle ?
Les modalités de sanction relèvent du règlement intérieur de chaque établissement, qui peut prévoir un avertissement, une confiscation temporaire ou une mesure disciplinaire plus lourde en cas de récidive.
Sources
LCP – Assemblée nationale ·
CIDJ ·
Maître Hassan Kohen, avocat
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
